Les plutinos sont des objets transneptuniens, situés dans la ceinture de Kuiper, et qui sont en résonance 2:3 avec Neptune. Cela signifie qu'ils effectuent deux orbites autour du soleil pendant que Neptune en fait trois. De ce fait, et même s'ils croisent l'orbite de la planète géante, ils ne peuvent être éjectés gravitationnellement par celle-ci.
Cette caractéristique étant partagée par Pluton, ces corps ont été nommés « plutinos » (c’est-à-dire « petits plutons »). Ils sont nommés, par convention de l'Union astronomique internationale, d'après des dieux ou déesses du monde souterrain.
Quelques représentants de ce groupe dynamique :


Le diagramme montre les orbites et les dimensions relatives des grands plutinos (plus précisément, pour la plupart, les magnitudes) comparées avec celles des trois plus grands : Pluton, (90482) Orcus et (28978) Ixion (marqués par les cercles blancs).
Le plus grand satellite de Pluton, Charon, n’est pas montré pour éviter d’encombrer le diagramme (son diamètre de 1 207 km est similaire à celui d’Orcus). L’excentricité des orbites est représentée par les segments rouges (du périhélie à l’aphélie) avec l’inclinaison représentée sur l’axe vertical.
Si, en majorité, les orbites sont peu inclinées, de nombreuses orbites des plutinos sont similaires à celle de Pluton avec une inclinaison entre 10-25° et une excentricité de 0,2-0,25, ce qui donne un périhélie à l’intérieur (ou proche) de l’orbite de Neptune et un aphélie proche de la limite extérieure de la partie principale de la Ceinture de Kuiper (à la résonance 1:2). Pour illustrer la fourchette des paramètres des orbites, trois objets avec des orbites extrêmes ont été montrés en (jaune) :
Le deuxième diagramme montre tous les plutinos (153 en , on en compte plus de 200 en 2009[1]). Les histogrammes présentent la distribution de l’inclinaison i (intervalle 5°) et de l’excentricité e (intervalle 0,05) des orbites.
1. Charles Frankel, Dernières nouvelles des planètes, Éditions du Seuil, , 300 p. (ISBN 978-2-02-096549-1), p. 283