Oscilloscope

Un oscilloscope.

Un oscilloscope, ou oscillographe[1], est un instrument de mesure destiné à visualiser la forme d'onde d’un signal électrique, le plus souvent variable au cours du temps. Il permet d'observer les variations temporelles, soit de tensions électriques, soit de diverses autres grandeurs physiques préalablement transformées en tension au moyen de convertisseurs adaptés ou de capteurs. La courbe de rendu d'un oscilloscope est appelée oscillogramme.

On distingue généralement les oscilloscopes analogiques, qui utilisent directement un multiple de la tension d'entrée pour produire la déviation du spot, et les oscilloscopes numériques, qui transforment, préalablement à tout traitement, la tension d'entrée en nombre. L'affichage est reconstruit après coup. Il devient alors une fonction annexe de l'appareil qui peut même en être dépourvu, la représentation du signal étant effectuée par un ordinateur extérieur relié à l'oscilloscope.

Les oscilloscopes analogiques

Oscilloscopes américains DuMont 304[2] et EICO 460 des années 1950.
Oscilloscope Tektronix 465 typique de la fin des années 1970.

Ce type d'appareil est en voie d'obsolescence car il ne permet généralement que l'observation de tensions périodiques. Il est de plus en plus remplacé par les oscilloscopes numériques[3].

Ne sont décrites dans ce paragraphe que des généralités concernant les calibres de tension et la base de temps d’un oscilloscope analogique.

Fonctionnement interne de l’oscilloscope

Figure de Lissajous sur un oscilloscope, avec 90 degrés de déphasage entre les entrées X et Y.

Dès les premiers oscilloscopes (à lier avec le développement du radar durant la seconde guerre mondiale[4]), le signal à mesurer est visualisé sur un tube cathodique généralement vert. La trace de l’oscilloscope est déterminée par deux composantes : une horizontale et une verticale.

Le mode XY permet, entre autres :

La base de temps

Signaux visualisés par un oscilloscope multitrace.

La base de temps est caractérisée par une tension en dents de scie appliquée aux deux plaques verticales (voir schéma). En même temps, le canon à électrons projette un faisceau d'électrons entre les deux plaques (la densité du faisceau correspond à l'intensité lumineuse) :

Tension appliquée par l’utilisateur

Fonctionnement simplifié de la déviation verticale (tension) dans un oscilloscope analogique.

De la même manière que pour la base de temps, la visualisation de la tension appliquée à l’entrée de l’oscilloscope par l’utilisateur se fait à l’aide des plaques horizontales (voir schéma) qui font dévier la trajectoire des électrons verticalement.

La position en ordonnée dépend directement de la tension appliquée par l’utilisateur. La base de temps fonctionnant en permanence, la tension d’entrée (amplifiée auparavant) évolue au cours du temps.

Utilisation des entrées différentielles

Lors de l'utilisation d'oscilloscopes alimentés par le réseau électrique que l'on cherchera à visualiser, différents problèmes peuvent apparaitre :

Les oscilloscopes numériques

Oscilloscope numérique.
Oscilloscope numérique moderne. Sur l'écran apparaît l'analyse FFT d'un signal changeant de fréquence. L'oscilloscope embarque un générateur arbitraire interne, câblé directement sur les voies de l'oscilloscope[C'est-à-dire ?].
Boîtier d'acquisition oscilloscope USB externe relié à un ordinateur
Boîtier d'acquisition oscilloscope externe USB.

Contrairement aux modèles analogiques, le signal à visualiser est préalablement numérisé par un convertisseur analogique-numérique (interface A/D). La capacité de l'appareil à afficher un signal de fréquence élevée sans distorsion dépend de la qualité de cette interface.

Les principales caractéristiques à prendre en compte sont :

L'appareil est couplé à des mémoires permettant de stocker ces signaux et à un certain nombre d'organes d'analyse et de traitement qui permettent d'obtenir de nombreuses caractéristiques du signal observé :

Les oscilloscopes numériques ont désormais complètement supplanté leurs prédécesseurs analogiques, grâce à leur plus grande portabilité, une plus grande facilité d'utilisation et, surtout, leur coût réduit.

L'informatique a permis la miniaturisation des oscilloscopes. Certains modèles, de la taille d'un paquet de cigarettes sont seulement munis d'une connexion USB et de deux connecteurs BNC (pour les signaux d'entrée). L'affichage, les commandes et l'alimentation (USB) s'effectuant exclusivement à partir de l'ordinateur (ordinateur portable, tablette...) auquel ils sont branchés. Les constructeurs tels que Pico technology (avec les picoscope), Red Pitaya ou encore Digilent, proposent ce type de solution.

Notes et références

Annexes

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Articles connexes

  • Tektronix
  • Ribet Desjardins
  • LeCroy
  • Agilent
  • Rohde & Schwarz

Liens externes