
| Naissance | Saint-Germain-en-Laye |
|---|---|
| Décès |
(à 78 ans) Berkeley |
| Sépulture |
Forest Lawn Memorial Park |
| Nationalités |
américaine française |
| Formation |
California Institute of Technology (jusqu'en ) Université de Princeton (- |
| Activités |
Mathématicien, professeur d'université |
| Famille |
Famille Lang (d) |
| Père |
Étienne Lang (d) |
| Mère |
Hélène Elka Schlepianoff |
| Parentèle |
François Lang (cousin) |
| A travaillé pour |
Université Yale (- Université Columbia (- Université de Chicago (- Université de Princeton (- Armée de terre des États-Unis (- |
|---|---|
| Membre de |
Académie américaine des sciences () Nicolas Bourbaki |
| Directeur de thèse |
Emil Artin |
| Distinctions | Liste détaillée Prix Cole de l'algèbre () Bourse Guggenheim () Prix Petit d'Ormoy, Carrière, Thébault () Prix de recherche Humboldt () Prix Leroy P. Steele en vulgarisation mathématique () |
Serge Lang, né le à Saint-Germain-en-Laye[1] et mort le à Berkeley, est un mathématicien franco-américain. Il est connu pour ses travaux en théorie des nombres et pour ses manuels scolaires, dont l'influent Algebra. Il fut membre de la National Academy of Sciences et du groupe Bourbaki.
Son père Étienne Lang est un homme d'affaires et sa mère Hélène Schlepianoff[2] une pianiste concertiste. Son grand-père paternel, Edmond Lang, industriel-filateur, chef de la Société textile Les Fils d'Emanuel Lang, épousa Elisabeth Lazard, fille de Simon Lazard, associé-fondateur de la Banque Lazard[3]. Il est le cousin du pianiste François Lang[4].
Serge Lang est élevé par son père après le divorce de ses parents, et il grandit à Paris jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. Il fuit alors avec son père et sa sœur vers les États-Unis, où ils s'installent à Los Angeles. C'est là que Serge achève ses études secondaires et entre ensuite en 1946 au California Institute of Technology. Il soutient une thèse en 1951 sous la direction d'Emil Artin[5] à l'université de Princeton.
Il est nommé professeur à l'université Columbia en 1955, poste dont il démissionne en 1971 pour protester contre l’attitude de l’université envers les étudiants opposés à la guerre du Viêt Nam. En 1972, Serge Lang obtient un poste à l'université Yale dont il devient professeur émérite.
En plus de ses activités de mathématicien, Serge Lang a dépensé beaucoup d'énergie dans des activités militantes et politiques. Opposé à la guerre du Viêt Nam, il participa à la campagne anti-guerre de Robert Scheer (en) en 1966 (expérience dont il tira un livre).
En 1986, il s'opposa avec succès à la nomination du professeur de sciences politiques Samuel Huntington à la National Academy of Sciences[6], considérant que les travaux de ce dernier ne relevaient que d'« opinions politiques maquillées en science ».
Son engagement le plus controversé a consisté à s'opposer à la théorie dominante de l'origine virale du sida[7].
« I learned how to teach the present course from Artin, the year I wrote my Doctor's thesis. I could not have had a better introduction to the subject.(préface à la réédition en 2002) ».