
La loi de Malus est une loi en optique portant sur la quantité d'intensité lumineuse transmise par un polariseur parfait.
L'éponyme de la loi de Malus[1],[2] est Étienne Louis Malus[3],[4] (-) qui l'a découverte en [4].
Supposons qu'une onde plane polarisée rectilignement passe par un polariseur. On note θ l'angle que fait cette polarisation avec l'axe du polariseur avec . L'onde sortante est alors polarisée selon l'axe du polariseur, mais elle est atténuée par un certain facteur : si l'on note et les intensités incidente et sortante, alors la loi de Malus s'écrit :
Cette loi a quelques conséquences importantes :
Un polariseur a pour effet de projeter l'amplitude A0 de l'onde qu'il reçoit sur son axe. Dans le cas d'une onde polarisée rectilignement, cette projection est proportionnelle au cosinus de l'angle θ défini plus haut. Ainsi, en notant A l'amplitude sortante, on a :
L'intensité lumineuse est, par définition, proportionnelle à la moyenne temporelle du carré du module du champ électrique de l'onde considérée.
I_{0}\propto |{\overrightarrow {E_{0}}}^{2}|}"/> avec signifiant "module de".
En élevant au carré l'expression précédente on obtient alors :
Dans le cas d'une onde non polarisée, tous les angles étant équiprobables, le théorème de la moyenne permet de démontrer ce théorème.
Dans l'exemple ci-dessous, on observe la lumière polarisée rectilignement provenant d'un écran d'ordinateur. D'après la loi de Malus, le polariseur placé devant peut l'empêcher de passer selon son orientation.