| Dichlorométhane | |
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| Structure du dichlorométhane | |
| Identification | |
|---|---|
| Nom UICPA | dichlorométhane |
| Synonymes |
chlorure de méthylène |
| No CAS | |
| No ECHA | 100.000.763 |
| No CE | 200-838-9 |
| No RTECS | PA8050000 |
| PubChem | 6344 |
| SMILES | |
| InChI | |
| Apparence | liquide incolore, d'odeur caractéristique[1]. |
| Propriétés chimiques | |
| Formule | CH2Cl2 [Isomères] |
| Masse molaire[2] | 84,933 ± 0,005 g/mol C 14,14 %, H 2,37 %, Cl 83,48 %, |
| Moment dipolaire | 1,14 D[3] |
| Diamètre moléculaire | 0,460 nm[3] |
| Propriétés physiques | |
| T° fusion | −95,1 °C[1] |
| T° ébullition | 40 °C[1] |
| Paramètre de solubilité δ | 20,2 J1/2 cm−3/2 (25 °C)[3] |
| Miscibilité | Non miscible avec l'eau
miscible dans l'acétone, l'éther et autres solvants. |
| Masse volumique | 1,33 g cm−3[1] |
| T° d'auto-inflammation | 556 °C[1] |
| Limites d’explosivité dans l’air | 12–25 %vol[1] |
| Pression de vapeur saturante | à 20 °C : 47,4 kPa[1] |
| Viscosité dynamique | 0,44 cP à 20 °C[réf. souhaitée] |
| Point critique | 63,0 bar, 236,85 °C[4] |
| Thermochimie | |
| S0liquide, 1 bar | 174,5 J/(mol·K)[5] |
| ΔfH0liquide | −124,3 kJ/mol[5] |
| Cp | |
| Propriétés électroniques | |
| 1re énergie d'ionisation | 11,32 ± 0,01 eV (gaz)[7] |
| Propriétés optiques | |
| Indice de réfraction | 1,421[3] |
| Précautions | |
| SGH[8] | |
![]() Attention |
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| SIMDUT[9] | |
![]() D1B, D2A, D2B, |
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| NFPA 704 | |
| Transport | |
| Classification du CIRC | |
| Groupe 2B : Peut-être cancérogène pour l'Homme[10] | |
| Écotoxicologie | |
| LogP | 1,25[1] |
| DJA | 0,05 mg/kg p.c./j[11] |
| Seuil de l’odorat | bas : 1,2 ppm haut : 440 ppm[12] |
| Composés apparentés | |
| Autres composés |
Difluorométhane
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| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | |
| modifier |
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Le dichlorométhane (DCM), ou chlorure de méthylène (dénommé R30 dans la liste des réfrigérants), est un composé organique se présentant à température ambiante comme un liquide incolore et volatil émettant une odeur douceâtre relativement forte pouvant mettre certaines personnes mal à l'aise. Son odeur est perceptible dès 200–300 ppm (dès 25 ppm ou seulement vers 600 ppm selon d'autres sources[13]).
Il est surtout utilisé comme solvant de composés organiques.
Le dichlorométhane a été isolé pour la première fois en 1840 par le chimiste français Henri Victor Regnault, qui l'a isolé d'un mélange de chlorométhane et de chlore précédemment exposé à la lumière.
Le dichlorométhane est produit par réaction du chlorométhane ou du méthane avec le chlore gazeux entre 400 °C et 500 °C.
À ces températures, le méthane, comme le chlorométhane subissent une série de réactions qui forment progressivement des produits de plus en plus chlorés :
Le résultat de cette série de réactions est un mélange de chlorométhane, dichlorométhane, chloroforme et tétrachlorométhane. Ces composés sont ensuite séparés par distillation.
Le dichlorométhane est instable ; il se décompose à 120 °C et notamment au contact de surfaces chaudes ou en présence d'une flamme (en produisant des composés dangereux chlorure d'hydrogène, phosgène, monoxyde et dioxyde de carbone). Il s’oxyde et se dégrade lentement dans l'air sec, et plus vite en présence d'eau et/ou de lumière. Dans l'eau froide, il s'hydrolyse en produisant de l'acide chlorhydrique, ce phénomène n'est toutefois pas significatif[14]. À partir de 180 °C, toujours dans l'eau, il forme également de l'acide formique, du chlorométhane, du méthanol et un peu de monoxyde de carbone.
Les industriels de la chimie le stabilisent souvent en lui ajoutant une faible quantité d'additifs (moins de 1 %) qui sont généralement des composés phénoliques, des amines, amylène, cyclohexane, époxydes, etc.

Son caractère volatil et sa capacité à dissoudre de nombreux composés organiques font du dichlorométhane un solvant idéal pour de nombreux procédés chimiques.
Il a principalement été utilisé ou l'est encore comme :
En raison de la toxicité relative, on a toutefois cherché des alternatives à la plupart de ces applications.
Toxicité : le dichlorométhane est réputé être le moins toxique des chlorohydrocarbones simples, mais il est néanmoins toxique.
Son caractère très volatil explique un risque d'intoxication aigüe ou chronique par inhalation[16].
C'est une substance classée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) comme Cancérigène classe 2B, c'est-à-dire « l’agent est peut-être cancérigène pour l’homme ». Le DCM est bien cancérigène chez la souris, mais son mécanisme d'action implique une protéine présente chez la souris mais absente chez l'homme[21]. À ce jour, aucune étude n'a pu montrer ni contredire avec certitude un pouvoir cancérigène avéré chez l'Homme. En revanche, chez l'animal de laboratoire, il a été associé à des cancers du poumon, cancer du foie et cancer du pancréas[22].
Le dichlorométhane traverse la barrière placentaire, mais une toxicité éventuelle pour le fœtus chez les femmes qui y sont exposées pendant la grossesse n'a pas été prouvée[23]. Cependant, l'expérimentation animale le montre fœtotoxique aux doses qui sont toxiques pour la mère. Aucun effet tératogène n'a été détecté à ce jour chez l'humain[22].
Dans beaucoup de pays, les produits chimiques dont ceux contenant du dichlorométhane doivent porter des étiquettes d'avertissement sur ses dangers pour la santé. Toutefois, certains le confondent souvent avec l'essence de térébenthine ou le white spirit, qui présenteraient moins de risques notamment pour la peau, mais qui sont en revanche reconnus comme CMR.
Dans l'Union européenne, l'usage de dichlorométhane dans les décapants a été interdit pour les consommateurs, et pour de nombreux professionnels[24].
Du fait de sa courte vie et sa faible persistance, le dichlorométhane n'a pas été pris en compte dans le protocole de Montréal. Cependant sa concentration aurait doublé entre 2004 et 2014 et le niveau atteint est soupçonné par certains d'être un risque d'agrandissement du trou dans la couche d'ozone[25],[26].