Paul Auguste Ernest Laugier

Paul Auguste Ernest Laugier
Fonction
Président de l'Académie des sciences
-
Joseph Decaisne
Michel-Eugène Chevreul
Biographie
Naissance

Ancien 12e arrondissement de Paris
Décès
(à 59 ans)
6e arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière du Montparnasse
Nationalité
française
Formation
École polytechnique
Activités
Physicien, astronome
Père
André Laugier
Fratrie
Stanislas Laugier
Conjoint
Lucie Mathieu (d)
Enfant
Pierre Laugier
Parentèle
Claude-Louis Mathieu (beau-père)
Autres informations
A travaillé pour
École navale (à partir de )
Bureau des longitudes (à partir de )
Observatoire de Paris
Membre de
Académie des sciences
Maîtres
François Arago, Félix Savary
Distinction
Prix Lalande ()

Paul Auguste Ernest Laugier, né le à Paris et mort le , est un astronome français.

Biographie

Fils du chimiste André Laugier (1770-1832), il est admis à l’École Polytechnique en 1832, dont il sort (X1832) en 1834 pour entrer à l’Observatoire de Paris comme élève astronome, sous la direction de François Arago, qui lui obtient un poste à l’Observatoire[1]. En 1843, âgé de 31 ans, il remplace son ancien professeur Savary à l’Académie des Sciences[1], et est attaché, la même année, au Bureau des Longitudes, dont il devient membre titulaire en 1862[1]. En 1848, il est nommé examinateur à l'École navale[1].

Longtemps associé à Arago dans les recherches sur la physique terrestre, il a été pendant quelques années président de l'Académie des sciences. Il a fait d’importantes découvertes en ce qui concerne le magnétisme, les comètes, les éclipses, les météores, et des taches solaires. Il a apporté des améliorations dans des horloges astronomiques ; déterminé exactement la latitude de l’Observatoire de Paris (1853) en corrigeant de précédentes erreurs ; publié un catalogue de 53 nébuleuses, et un autre (1857) de la déclinaison de 140 étoiles, et consacrait la plus grande partie de ses loisirs à la publication de papiers d’astronomie dans le journal Connaissance des temps. Avec son beau-père, il exécutait lui-même les calculs les plus délicats, qui ne pouvaient être confiés à des calculateurs ordinaires[1].

Décrit comme « un modèle de droiture ; caractère froid, calme et réservé … d’une grande bonté et surtout infaillible dans l'honneur[1] », il avait épousé Lucie Mathieu, la fille de l'astronome Claude-Louis Mathieu, dont il eut deux fils, Paul, qui devint préfet, et Pierre, sociétaire de la Comédie-Française[1].

Tombe de Paul Auguste Ernest Laugier au cimetière du Montparnasse (division 10).

Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (division 10).

Publications

  • « Note sur la première comète de 1301 », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, no 15, , p. 949-951 (lire en ligne, consulté le ) .
  • « Notice sur l’apparition de la comète de Halley en 1378 », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, no 16, , p. 1003-1006 (lire en ligne, consulté le ) .
  • « Mémoire sur quelques comètes anciennes : éléments orbitaux des comètes des années 568, 770, 1337, 1433, 1468, 1472, 1506 », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, no 22, , p. 148-156 (lire en ligne, consulté le ) .
  • « Mémoire sur quelques anciennes apparitions de la comète de Halley, inconnues jusqu’ici », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, no 23, , p. 183-189 (lire en ligne, consulté le ).

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 Société d’histoire et d’archéologie de Chalon-sur-Saône, Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Chalon-sur-Saône, Chalon-sur-Saône, J. Dejussieu ; E. Bertrand, , 222 p. (lire en ligne), p. 133-4.

Bibliographie

  • Universal Cyclopædia & Atlas, New York, D. Appleton & Co, 1902
  • Obituary: Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 33, 1873, p. 190

Liens externes

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