Pascale Senellart

Pascale Senellart
Pascale Senellart
Biographie
Naissance

Corbeil-Essonnes
Nationalité
française
Formation
École polytechnique
École normale supérieure
Activités
Physicienne, chercheuse
Autres informations
A travaillé pour
CNRS Délégation Île-de-France Sud (d) (depuis )
Université d'Ottawa (depuis )
Délégation Île-de-France Ouest et Nord (d) ( - )
Quandela
Centre national de la recherche scientifique
Membre de
Optica ()
Académie des sciences ()
Directeur de thèse
Jean-Yves Marzin (d)
Distinctions
Liste détaillée
Médaille d'argent du CNRS ()
Chevalier de l'ordre national du Mérite ()
Prix Mergier-Bourdeix ()
Officier de l'ordre national du Mérite ()
Médaille de l'innovation du CNRS ()
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()

Pascale Senellart, née Mardon le à Corbeil-Essonnes[1], est une physicienne française. Ancienne élève de l'école polytechnique (X93), elle fait sa thèse au Laboratoire de Microstructures et Microélectronique, puis deux post-doctorats dans des laboratoires de recherche industriels, elle rejoint le CNRS comme chargée de recherche en 2002 au Laboratoire de photonique et nanostructures (LPN), laboratoire qui sera intégré en 2016 au C2N (Centre de Nanosciences et de Nanotechnologies) du CNRS et de l'Université Paris-Saclay. Elle devient directrice de recherche en 2011 et professeure chargée de cours à l'École polytechnique en 2014. De 2018 et 2021, elle porte le projet de création du centre quantique de Saclay et du cursus de formation ARTEQ en technologies quantiques commun aux établissements d'enseignement supérieur du plateau de Saclay.

Au sein du domaine d'intérêt majeur SIRTEQ dédié aux sciences et technologies quantiques de la région Ile de France, elle est responsable des activités d'innovation de 2017 à 2022. Elle participe également à la task force créée par le gouvernement pour définir le plan quantique français, inauguré en . Depuis , elle est membre du conseil présidentiel pour la Science auprès du Président Macron[2].

Ses travaux se concentrent sur l'étude de l'interaction lumière-matière à l'échelle d'atomes et photons individuels. Elle étudie les boîtes quantiques semi-conductrices, des nanostructures semiconductrices constituées de quelques milliers d'atomes qui se comportent comme un seul. En les insérant dans des micro cavités optiques, véritables caisses de résonance pour la lumière, elle contrôle le processus d'émission spontanée et peut ainsi générer et manipuler photon par photon. Pascale Senellart est l'auteure de nombreuses innovations[réf. nécessaire] permettant la fabrication contrôlée de sources brillantes de photons uniques et indiscernables ou intriqués en polarisation. En 2017, elle cofonde avec Valérian Giesz et Niccolo Somaschi la startup Quandela, d'abord pour commercialiser une source de photons uniques s'appuyant sur ses travaux de recherche au C2N, puis pour développer un ordinateur quantique à base de photons.

Biographie

Pascale Senellart est originaire du Loiret où elle fit ses études primaires et secondaires entre Chécy et Orléans. Après avoir préparé les concours d'entrée aux grandes écoles au lycée Louis-le-Grand à Paris, Pascale Senellart intègre l'École polytechnique en 1993[3]. Elle suit ensuite le master de physique quantique de l'École normale supérieure (Paris). Pendant sa thèse, elle étudie les propriétés optiques de micro-cavités semi-conductrices en couplage fort et la relaxation stimulée de polaritons en cavité sous la direction de Richard Planel et de Jean-Yves Marzin, en lien étroit avec Jacqueline Bloch.

Travaux de recherche

En 2005, l'équipe de Pascale Senellart démontre le couplage fort entre une boîte unique et un microdisque [4]. Ce travail est l'un des travaux pionniers démontrant le couplage entre une boîte quantique et une cavité optique.[réf. nécessaire] Néanmoins, la probabilité de coupler une boîte quantique dans une cavité reste limitée par le caractère aléatoire lié à la croissance des boîtes. Elles sont distribuées aléatoirement dans le semi-conducteur et ont toutes des tailles différentes.

Afin d'optimiser le couplage entre des boîtes quantiques placées aléatoirement et des microcavités optiques, Pascale Senellart est amenée à inventer une technique de lithographie in-situ réalisée à température cryogénique en 2008 au sein du LPN. Cette technologie permet de mesurer optiquement la position de boîtes quantiques dans un matériau semi-conducteur avec une précision nanométrique et de fabriquer autour d'elles différentes structures optiques (micropilier, antennes photoniques...). Cette technique a permis notamment la fabrication de sources brillantes de photons intriqués en polarisation [5]. Depuis, son équipe au LPN a développé une expertise dans la fabrication contrôlée de sources brillantes de photons uniques et indiscernables pour l'optique quantique [6],[7]. Pascale Senellart reçoit en 2014 la Médaille d'argent du CNRS [8] notamment pour avoir démontré la fabrication de sources de photons uniques d'efficacité record.

Depuis 2014, Pascale Senellart est professeure chargée de cours au département de physique de l'École polytechnique. Elle y enseigne la mécanique quantique (2014-2024) et l'électrodynamique classique (2015-2016).

Elle est élue membre de l'académie des sciences en [9] et de l'académie des technologies en 2024.

Distinctions

  • 2009 : Nommée au Prix Jean Jerphagnon
  • 2011 : Lauréate de la fondation iXcore pour la recherche
  • 2014 : Médaille d'argent du CNRS
  • 2014 : Chevalier de l'ordre national du mérite
  • 2018 : Fellow de l'Optical Society[10]
  • 2020 : Distinguished Lecturer of the Munich Center for Quantum Science and technologies
  • 2021: Lauréate du grand prix Mergier-Bourdeix[11] de l'Académie des sciences
  • 2022 : Membre de l'académie des sciences
  • 2023 : prix Jean Ricard[12] de la Société française de physique
  • 2023 : Officier de l'ordre National du mérite
  • 2023 : Membre de l'académie des technologies

Notes et références

  1. (en) « CV » [PDF] (consulté le )
  2. « Alain Aspect et Pascale Senellart nommés membres du conseil présidentiel de la science | CNRS Physique », sur www.inp.cnrs.fr, (consulté le )
  3. David Larousserie, « Pascale Senellart, la physicienne qui s’amuse avec la mécanique quantique », Le Monde, (lire en ligne Accès limité)
  4. E. Peter, P. Senellart, D. Martrou, A. Lemaître, J. Hours, J. M. Gérard et J. Bloch, « Exciton-Photon Strong-Coupling Regime for a Single Quantum Dot Embedded in a Microcavity », Phys. Rev. Lett, (lire en ligne)
  5. « Ultrabright Source of Entangled Photon Pairs », sur nature.com
  6. « Bright Solid-State Sources of Indistinguishable Single Photons », sur nature.com
  7. « Deterministic and Electrically Tunable Bright Single-Photon Source », sur nature.com
  8. CNRS, « CNRS - Médailles d'argent - Palmarès 2014 », sur cnrs.fr
  9. « Communiqué de presse : 18 nouveaux membres élus à l’Académie des sciences », sur Académie des sciences, (consulté le )
  10. (en) « Pascale Senellart-Mardon is elected as a Fellow Member 2018 of the Optical Society of America », sur www.c2n.universite-paris-saclay.fr, (consulté le )
  11. « Lauréate 2021 du grand prix Mergier-Bourdeix : Pascale Senellart-Mardon | Lauréats | Prix et médailles | Encourager la vie scientifique », sur www.academie-sciences.fr (consulté le )
  12. « Pascale Senellart, lauréate du Prix Jean Ricard 2023 de la SFP », sur sfpnet.fr (consulté le )

Liens externes

  • icône décorative Portail de la physique