Ottaviano Fabrizio Mossotti
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| Sénateur du royaume d'Italie |
|---|
| Naissance | Novare |
|---|---|
| Décès |
(à 71 ans) Pise |
| Sépulture |
Campo Santo |
| Nationalité |
italienne (à partir du ) |
| Formation |
Université de Pavie |
| Activités |
Physicien théoricien, physicien, astronome, mathématicien, homme politique |
| A travaillé pour |
Université de Buenos Aires Université de Pise |
|---|---|
| Membre de |
Académie des sciences de Turin () Académie nationale des sciences |
| Directeur de thèse |
Vincenzo Brunacci |
| Distinctions |
Commandeur de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare Ordre civil de Savoie Chevalier de l'ordre de Saint-Joseph |

Ottaviano Fabrizio Mossotti, né le à Novare et mort le à Pise, est un physicien, astronome, mathématicien et homme politique italien connu pour ses travaux en électromagnétisme, en particulier pour la formule de Clausius-Mossotti.
Biographie
Mossotti est né à Novare dans une famille aisée de Carpignano Sesia où il effectue ses études secondaires. En 1811 il obtient un diplôme de l'Université de Pavie où il étudie sous la direction de Vincenzo Brunacci. Après quelques années à l'Université de Pavie comme auditeur, il commença à travailler en 1813 à l'observatoire astronomique de Brera sous la direction de Barnaba Oriani[1],[2].
De tendance libérale (il collabore au journal Il Conciliatore) il est inquiété par la police autrichienne qui apprend en 1823 ses contacts avec les partisans de Philippe Buonarroti et son implication dans les désordres de 1820-1821. Il doit s'expatrier : d'abord en Suisse, puis à Londres, et enfin, en 1827, à Buenos Aires. En Argentine il mène une intense activité d'astronome, de topographe, de mathématicien, de physicien et de météorologue comme professeur à l'Université de Buenos Aires.
À son retour en Italie en 1835 il a l'opportunité d'être nommé directeur de l'Observatoire de Bologne mais cette nomination se heurte à l'opposition des Autrichiens. Grâce à Giovanni Plana il trouve alors l'hospitalité à Turin où il publie en 1836 un ouvrage de renommée internationale : « Des forces qui façonnent la constitution interne du corps », salué par Michael Faraday. Il obtient ensuite un poste à l'Université Ionienne de Corfou.
En 1840, dans le cadre de la revitalisation de l'activité scientifique de l'université promue par le gouvernement grand-ducal, Mossotti est appelé à l'Université de Pise pour enseigner la physique mathématique et la mécanique céleste. Là, où Enrico Betti compte parmi ses étudiants, il est l'un des fondateurs de l'école pisane de mathématiques. En 1848 il participe à la bataille de Curtatone en tant que commandant du bataillon universitaire de Pise[3].
En 1859 il devient membre du Conseil d'État de Toscane et le il est nommé sénateur du royaume d'Italie. Il meurt en 1863 ; son monument funéraire sculpté par Giovanni Duprè est situé dans le Camposanto monumentale de Pise et représente une allégorie d'Uranie, la muse de l'astronomie.
Résultats scientifiques

Après ses premiers travaux en hydraulique, domaine qu'il avait découvert grâce à son mentor Vincenzo Brunacci, il obtint ses premiers résultats significatifs en mécanique céleste, en développant une méthode plus simple que celles alors connues pour déterminer les orbites des corps célestes.
Plus tard il aborde le problème des interactions moléculaires en proposant un modèle capable d'expliquer divers phénomènes, notamment les propriétés des diélectriques. Ce modèle, selon lequel l'éther entourant les molécules polarise celles-ci en se condensant asymétriquement, est repris par Rudolf Clausius, conduisant à l'équation de Clausius-Mossotti. Il conduit James Clerk Maxwell à concevoir le courant de déplacement qui, introduit dans ses équations, conduisit à l'intuition des ondes électromagnétiques[4].
Dans le domaine de l'optique il a développe une théorie des aberrations optiques qui a été appliquée par Giovanni Battista Amici pour la construction d'instruments optiques performants.
Distinctions
- Chevalier, puis officier et commandeur (1860) de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare.
- Chevalier de l'Ordre civil de Savoie en 1860.
- Chevalier de l'Ordre de Saint-Joseph.
L'astéroïde (4542) Mossotti a été ainsi baptisé en son honneur.
Des rues de Novare, Pise, Florence et Rome portent également son nom.
Liens externes
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Références
- ↑ (it) « Mosotti, Ottaviano Fabrizio », sur Treccani
- ↑ (en) Leo Liberti, « Ottaviano Fabrizio Mossotti: the Youth Years (1791-1823) »
- ↑ (it) « Mossotti Ottaviano Fabrizio », Sistema Bibliotecario di Ateneo, (lire en ligne)
- ↑ (en) G. Pelosi et S. Selleri, « The Pavers of Maxwell’s Pathway to His Equations: Ottaviano Fabrizio Mossotti », Radio Science Bulletin, no 355, (ISSN 1024-4530, lire en ligne)
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