Jesse Ramsden

Jesse Ramsden
Biographie
Naissance

Salterhebble (royaume de Grande-Bretagne)
Décès
(à 65 ans)
Brighton (royaume de Grande-Bretagne)
Sépulture
Église Saint-Jacques de Piccadilly
Nationalité
britannique
Domicile
Londres
Activités
Ingénieur, mathématicien, inventeur, astronome
Parentèle
John Dollond (beau-père)
Autres informations
Membre de
Royal Society
Royal Society of Edinburgh
Académie des sciences de Saint-Pétersbourg
Académie des sciences de Russie
Maître
Distinctions
Médaille Copley ()
Membre de la Royal Society of Edinburgh ()
Œuvres principales
Ramsden eyepiece (d), dividing engine (d), télescope optique (d), équipement d'arpentage (d)

Jesse Ramsden, né à Salterhebble le - mort à Brighton le , est un opticien anglais, et un constructeur d'instruments de précision.

Biographie

Il était le gendre de John Dollond. Il perfectionna ou inventa nombre d'instruments, notamment le sextant ; créa une machine fort ingénieuse pour la division des instruments de mathématiques et d'astronomie, et ses quadrants muraux furent fort estimés. Il perfectionna la monture équatoriale.

Malgré son talent, Ramsden, par ses retards de livraison répétés, mécontentait souvent ses clients, surtout pour les commandes en quantité. Les trois années qu'il mit pour fabriquer le théodolite de William Roy utilisé pour le raccordement des méridiens de Paris et de Greenwich, trouva des échos jusque dans les salons de la Royal Society et, bien des années plus tard, dans les Philosophical Transactions[1]. Le perfectionnisme de Ramsden[2] n'empêcha toutefois pas son élection à la Royal Society, le , ni à la Royal Society of Edinburgh[3] (probablement 1798). Il reçut même la Médaille Copley (1795) en reconnaissance de « ses diverses inventions et améliorations d'instruments philosophiques. »

Sa santé déclinant, il fréquenta les stations balnéaires de la côte sud, et mourut à Brighton le . On l'enterra dans l'église Saint-Jacques de Piccadilly le . Son atelier de Londres fut repris par son contremaître, Matthew Berge (mort en 1819). Sa propriété échut à son fils[4]. Plusieurs apprentis de Ramsden, tels William Cary, se mirent à leur compte, et Edward Troughton recycla des idées de Ramsden pour ses propres instruments[5].

Postérité

Cercle altazimutal de Ramsden à l'observatoire de Palerme
Machine de Ramsden.
Lunette astronomique fabriquée par Jesse Ramsden est exposée au musée d'astronomie Herschel de Bath

Jesse Ramsden figure parmi les pionniers du machinisme industriel, car si, en 1751, Jacques de Vaucanson avait construit le premier tour métallique à charioter, la plus ancienne machine automatique d'usage industriel serait la machine à diviser les cercles de Jesse Ramsden (1773) : « Il suffisait d'un coup de pédale pour que le plateau diviseur tourne de l'angle nécessaire et que le tracelet grave la division sur le limbe[6]. ». En 1775, John Wilkinson achèva le premier tour à aléser dont l’importance fut capitale pour l’usinage des cylindres de machines à vapeur, et en 1795, le Français François Senot réalisa le premier tour à fileter[7], avant les tours de Henry Maudslay (1797) et de John Wilkinson (1798)[6].

C'est grâce à un cercle altazimutal de Ramsden qu'en 1801, l'astronome italien Giuseppe Piazzi découvrit la planète naine Cérès à l’Observatoire de Palerme.

Publication

  • Jesse Ramsden (trad. Jérôme de Lalande), Description d'une machine pour diviser les instruments de mathématiques , par M. Ramsden, de la Société Royale de Londres, publiée à Londres en 1787 par ordre du Bureau des Longitudes, traduite de l'anglois, augmentée de la description d'une machine à diviser les lignes droites, et de la notice de divers ouvrages de Mr Ramsden, par M. de Lalande, de L'Académie royale des Sciences, de la Société Royale de Londres,, Paris, Firmin Didot, (lire en ligne)

Notes et références

  1. William Roy, « An Account of the Mode Proposed to be Followed in Determining the Relative Situation of the Royal Observatories of Greenwich and Paris », Philosophical Transactions of the Royal Society of London, vol. 77, , p. 188–226 (DOI 10.1098/rstl.1787.0019, S2CID 186214773, lire en ligne) fait le récit de la dispute entre Roy et Ramsden.
  2. « Ramsden the optician », The Mirror of Literature, Amusement and Instruction, vol. 10, no 266, , p. 80 (lire en ligne).
  3. « Former RSE Fellows 1783-2002 (page 144) », sur The Royal Society of Edinburgh (consulté le )
  4. Sidney Lee, Dictionary of National Biography, vol. 47, Londres, Smith, Elder & Co, , « Ramsden, Jesse ».
  5. Edward Troughton, « An Account of a Method of Dividing Astronomical and Other Instruments, by Ocular Inspection; In Which the Usual Tools for Graduating Are Not Employed; The Whole Operation Being So Contrived, That No Error Can Occur but What is Chargeable to Vision, When Assisted by the Best Optical Means of Viewing and Measuring Minute Quantities », Philosophical Transactions of the Royal Society of London, vol. 99, , p. 105–145 (DOI 10.1098/rstl.1809.0006, JSTOR 107252, Bibcode 1809RSPT...99..105T)
  6. 1 2 Bertrand Gille, Histoire des techniques.
  7. « Tour à tailler les vis : François Senot 1795 », sur Musée des arts et métiers. Paris, France (consulté le ).

Annexes

Bibliographie et sources

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Jesse Ramsden » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)
  • Giuseppe Piazzi, « Lettres sur les ouvrages de M. Ramsden, de la Société Royale de Londres, adressée à M. de la Lande par le R. P. Piazzi, Professeur royal d'astronomie dans l'Université de Palerme », Le Journal des sçavans, , p. 744-752 (lire en ligne)
  • Bertrand Gille (dir.), Histoire des techniques, Paris, Gallimard, coll. « La Pléiade », (ISBN 978-2-07-010881-7).
  • (it) Giuseppe Piazzi, Della specola astronomica de' Regi Studi di Palermo, Palerme, Della Regia Stamperia, (lire en ligne), p. 5, 6, 15, 18, 26, 27, 29, 32, 36, 39, 43, 44, 46, 49, 50, 54, 58
  • (en) Ileana Chinnici, G. Foderà Serio et Paolo Brenni, « The Ramsden Circle at the Palermo Astronomical Observatory », Bulletin of the Scientific Instrument Society, , p. 2-10
  • (en) Anita McConnell, Jesse Ramsden (1735–1800) : London's Leading Scientific Instrument Maker, Londres, Routledge, , 344 p. (ISBN 978-1-31525154-7)

Articles connexes

  • Triangulation principale de la Grande-Bretagne
  • Machine à diviser les cercles

Liens externes

  • icône décorative Portail de la physique
  • icône décorative Portail du Royaume-Uni
  • icône décorative Portail du XVIIIe siècle
  • icône décorative Portail de l’optique