Institut d'astrophysique de Paris

Institut d'astrophysique de Paris
Entrée de l'IAP, au 98bis du boulevard Arago.
Histoire
Fondation
Cadre
Code
UMR7095
Type
Institut de recherche, unité mixte de recherche
Pays
 France
Coordonnées
48° 50′ 06″ N, 2° 20′ 07″ E
Organisation
Organisations mères
Institut national des sciences de l'univers
Sorbonne Université
Centre national de la recherche scientifique
Site web
Carte

L'Institut d'astrophysique de Paris est un observatoire des sciences de l'univers appartenant à Sorbonne Université (Université Pierre-et-Marie-Curie jusqu'en 2017) et associé au Centre national de la recherche scientifique. Il est situé au no 98 bis du boulevard Arago, dans le 14e arrondissement de Paris, à proximité de l'Observatoire de Paris.

Historique

La création de l'IAP est décidée en 1936 par le ministre de l'Éducation nationale, Jean Zay, initialement en vue de procéder au traitement des données recueillies par l'observatoire de Haute-Provence construit à la même époque. Le laboratoire, initialement appelé « Laboratoire d'astrophysique » ouvre ses portes le . Henri Mineur en est le premier directeur. Ses locaux sont initialement situés au sein de l'observatoire de Paris, puis dans ceux de l'École normale supérieure de Paris avant de prendre leur place définitive dans le bâtiment actuel dont la construction est achevée en 1952.

Recherches actuelles

L'IAP compte 150 chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs et doctorants, et accueille régulièrement de nombreux stagiaires et visiteurs étrangers[1].

Les principales thématiques étudiées à l'institut d'astrophysique de Paris sont :

Le laboratoire se situe à l'interface entre deux disciplines, astrophysique et physique théorique. De nombreuses recherches menées dans le laboratoire font appel à des données recueillies par de grands observatoires astronomiques au sol ou dans l'espace tels l'observatoire de La Silla, le Very Large Telescope, l'observatoire Canada-France-Hawaï, les sites français (interféromètre du plateau de Bure) et espagnols (radiotélescope de Pico Veleta) de l'institut de radioastronomie millimétrique[2].

Le laboratoire héberge le centre du traitement des données de la caméra MegaCam implantée au télescope Canada-France-Hawaï (projet TERAPIX) et le centre de traitement des données de l'instrument HFI du satellite Planck. Avec deux autres laboratoires de l'Université Pierre et Marie Curie, le Laboratoire de Physique Théorique et Hautes Energies et le Laboratoire de physique nucléaire et de hautes énergies, il a créé le Labex Institut Lagrange de Paris

L'union astronomique internationale a son siège à l'IAP.

Directeurs successifs de l'institut d'astrophysique de Paris

  • 1936-1954 : Henri Mineur
  • 1954-1960 : André Danjon
  • 1960-1971 : André Lallemand
  • 1972-1977 : Jean-Claude Pecker
  • 1978]-1989 : Jean Audouze
  • 1990-1998 : Alain Omont
  • 1998-2004 : Bernard Fort
  • 2005-2013 : Laurent Vigroux
  • 2014|2014-2020 : Francis Bernardeau
  • 2021|2021-2024 : François Bouchet
  • Depuis le  : Kumito Kotera[3],[4].

Accès

L'Institut d'astrophysique de Paris est desservi par la ligne 6 à la station Saint-Jacques, les lignes 4 et 6 à la station Denfert-Rochereau et la ligne B du RER à la gare de Denfert-Rochereau.

Notes et références

  1. Présentation de l'Institut d'Astrophysique de Paris
  2. Grands programmes dans lesquels l'institut d'astrophysique est impliqué
  3. Arrêté du 21 octobre 2024 portant nomination de la directrice de l'Institut d'astrophysique de Paris
  4. Nadia Hebbar, « Kumiko Kotera, astrophysicienne : « J’estime ne jamais avoir été exceptionnelle en maths et en physique » », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

  • Frise de la coupole de l'Institut d'astrophysique de Paris

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’astronomie
  • icône décorative Portail de Paris