Alexander McAulay

Alexander McAulay
Biographie
Naissance

Luton
Décès
(à 67 ans)
Hobart
Nationalités
britannique (jusqu'au )
australienne
britannique
Formation
Gonville and Caius College
Activités
Mathématicien, scientifique, physicien, professeur d'université
Conjoint
Ida Mary McAulay (d)
Enfant
Alexander Leicester McAulay (d)
Autres informations
A travaillé pour
Université de Tasmanie (-)
Directeur de thèse

Alexander McAulay () est un mathématicien et physicien australien, il est le premier professeur de mathématiques et de physique à l'université de Tasmanie, à Hobart, Tasmanie. Il est également un partisan des quaternions doubles (en), qu'il appelle « octonions » ou « biquaternions de Clifford ».

Formation

McAulay naît le et fréquente la Kingswood School (en) de Bath. Il se rend au Caius College de Cambridge, où il commence à étudier l'algèbre des quaternions. En 1883, il publie un article « Some general theorems in quaternion integration »[1]. McAulay obtient son diplôme en 1886 [2] et commence à réfléchir sur l'enseignement de la théorie des quaternions aux étudiants. Dans un article « Establishment of the fundamental properties of quaternions »[3], il suggère des améliorations aux textes alors en usage. Il écrit également un article technique [4] sur l'intégration.

Parti pour l'Australie, il enseigne à l'Ormond College de l'université de Melbourne de 1893 à 1895. En tant que correspondant éloigné, il participe à un débat vigoureux sur la place des quaternions dans l'enseignement de la physique[5]. En 1893 est publié son livre Utility of Quaternions in Physics. A. S. Hathaway (en) contribue à une critique positive[6] et Peter Guthrie Tait le loue en ces termes :

« Voilà enfin, nous écrivons-nous, un homme qui a saisi tout l'esprit du système des quaternions : le véritable aestus, l'awen des bardes gallois, le divinus afflatus (en) qui transporte le poète au-delà des limites des choses sublunaires ! Reconnaissant intuitivement sa puissance, il s'empare de la magnifique arme que Hamilton nous offre à tous et se précipite aussitôt dans la jungle à la recherche du gros gibier[7]. »

McAulay occupe le poste de professeur de physique en Tasmanie de 1896 à 1929, date à laquelle son fils Alexander Leicester McAulay reprend le poste pour les trente années suivantes.

À la suite de William Kingdon Clifford qui a étendu les quaternions aux quaternions doubles (en), McAulay fait une étude particulière de ce système numérique hypercomplexe. En 1898, McAulay publie, par l'intermédiaire de Cambridge University Press, son Octonions : a Development of Clifford's Biquaternions.

McAulay décède le . Son frère Francis Macaulay, resté en Angleterre, contribue également à la théorie des anneaux. L'Université de Tasmanie commémore les contributions des McAulay lors de conférences publiques d'hiver[8].

Publications choisies

  • Alexander McAulay, Utility of Quaternions in Physics, Cornell University Library, (1re éd. 1893) (ISBN 978-1112278396, lire en ligne)
  • Alex. McAulay, Octonions : a development of Clifford's bi-quaternions, Cambridge University Press, (iarchive:octonionsdevelop00mcaurich)
  • « Notes on the Electromagnetic Theory of Light », Philosophical Magazine, 5e série, vol. 49, , p. 228-242

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Alexander McAulay » (voir la liste des auteurs).
  1. Alexander McAulay, « Some general theorems in quaternion integration », Messenger of Mathematics, vol. 13, , p. 26-37.
  2. McAulay, Alexander dans (en) J. Venn et J. A. Venn, Alumni Cantabrigienses, Cambridge, Angleterre, Cambridge University Press, 1922–1958 (ouvrage en 10 volumes)
  3. McAulay (1888) Messenger of Mathematics 18:131 to 136
  4. Alexander McAulay, « The transformation of multiple surface integrals into multiple line integrals », Messenger of Mathematics, vol. 18, , p. 139-145.
  5. Michael J. Crowe (1967) A History of Vector Analysis, U. Notre Dame Press. Chapter 6 details McAulay's four contributions in 1893 and 94 to the debate on vectors and quaternions.
  6. Recension : A. S. Hathaway, « Utility of Quaternions in Physics », Bulletin of the American Mathematical Society, vol. 3, no 8, , p. 179-185 (lire en ligne).
  7. (en) Peter Guthrie Tait, « Quaternions as an Instrument in Physical Research », Nature, no 49, 28- décembre 1893, p. 193–194 (lire en ligne).
  8. University of Tasmania: McAulay Public Lectures archived from 2007-06-13
  • N.M. Ferres (1892), Recension de « On the Mathematical Theory of Electromagnetism », dans Proceedings of the Royal Society, Londres, v. 51, p. 400.
  • N.M. Ferres (1895) Preview of Octonions, Actes de la Royal Society 59 : 169, lien Web depuis Archive.org.

Liens externes

  • icône décorative Portail des mathématiques
  • icône décorative Portail de l’Australie