Système de direction de combat avancé

Le système de direction de combat avancé (en anglais : Advanced Combat Direction System, ACDS) est un système centralisé et automatisé de commandement et de contrôle chargé de collecter et de corréler les informations de combat. Il représente une évolution du Naval Tactical Data System (NTDS) destinée aux porte-avions et aux grands bâtiments amphibies[1],[2]. Élément central des systèmes de combat non dotés du système Aegis, l’ACDS permet l’identification et la classification des cibles, la priorisation et la conduite des engagements, le guidage des aéronefs d’interception vers leurs objectifs, ainsi que l’échange de données de ciblage et d’ordres d’engagement au sein d’un groupe naval et entre différentes composantes interarmées sur un théâtre d’opérations. Le système intègre les capteurs, les armements et les sources de renseignement du navire afin d’assurer le commandement et le contrôle des opérations tactiques du groupe naval. Concernant l’OPY-1, il s’agit d’un système de lutte antiaérienne (AAW system), intégré à l’architecture de combat du navire, destiné à la gestion de la défense aérienne[1],[2].
La mise à niveau de l’ACDS se déroule en deux phases, désignées Block 0 et Block 1. Le système Block 0 remplace les ordinateurs et consoles d’affichage obsolètes du Naval Tactical Data System (NTDS) par des équipements modernes et intègre à la fois des logiciels NTDS nouveaux et améliorés[1],[2]. Le Block 1 utilise le matériel fourni par le Block 0 mais apporte des améliorations importantes au niveau des capacités logicielles. Cette mise à niveau comprend notamment : une doctrine modifiable, le système de diffusion d’informations tactiques conjointes (JTIDS) pour l’interopérabilité avec les forces alliées et interarmées, une portée et une capacité de suivi accrues, l’identification multi-sources, des cartes numériques basées sur la National Geospatial-Intelligence Agency (NGA) et une capacité de formation intégrée[1],[2].
État du programme
L’ACDS Block 0 a été installé sur neuf porte-avions, cinq navires d’assaut amphibie de la classe Wasp et l’ensemble des cinq navires d’assaut amphibie de la classe Tarawa[1],[2]. La première installation de l’ACDS Block 1 débute au cours de l’exercice fiscal 1996 avec le porte-avions USS Dwight D. Eisenhower et le navire d’assaut amphibie USS Wasp, suivis par le porte-avions USS John F. Kennedy en 1999, puis par le navire d’assaut amphibie USS Iwo Jima et le porte-avions USS Nimitz en 2001[1],[2]. L’ACDS a été progressivement remplacé par le Ship Self-Defense System (en) (SSDS) Mark 2 lors de son déploiement sur l’ensemble de la flotte[1],[2].
Développeur/Fabricant
Le développement ainsi que les tests de performance et d’intégration de l’ACDS Block I ont été réalisés par Raytheon à San Diego (Californie) en collaboration avec le SPAWAR Systems Center de San Diego, l'Integrated Combat Systems Test Facility (ICSTF) et le Naval Surface Warfare Center Port Hueneme (NSWC/PHD), devenu par la suite le Combat Direction System Activity (CDSA) à Dam Neck, Virginie[1],[2].
Notes et références
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