Online public access catalog


L'expression Online Public Access Catalog (anglais), souvent présentée sous la forme de l'acronyme OPAC désigne un catalogue de bibliothèque accessible en ligne[1].

Un substitut français, CIEL, pour Catalogue informatisé en ligne a été proposé, mais n'a jamais été adopté par la communauté des bibliothécaires. Le terme CAP, pour Catalogue d'accès public, est également utilisé.

Les premiers OPAC étaient en mode caractère et consultables uniquement à l'intérieur de la bibliothèque. Depuis la fin des années 1990, les nouveaux OPAC ont une interface graphique, respectant le plus souvent les normes et standards du Web. De plus en plus d'OPAC sont consultables sur Internet. On parle alors parfois d'OPAC Web ou de webpac.

L'OPAC est généralement fourni par le logiciel de gestion de la bibliothèque, appelé Système intégré de gestion de bibliothèque (SIGB). Toutefois, l'OPAC peut aussi se trouver encapsulé dans un ensemble technique plus large appelé « Portail documentaire »

La norme Z39.50 permet d'interroger simultanément plusieurs OPAC, via une interface Web.

Stagnation et insatisfaction

Les années 1990 ont été marquées par une relative stagnation du développement des catalogues en ligne. Bien que les anciennes interfaces textuelles aient été remplacées par des interfaces Web, la conception et la technologie de recherche sous-jacente de la plupart des systèmes n'ont guère évolué depuis la fin des années 1980[2].

Parallèlement, des organisations extérieures aux bibliothèques ont commencé à développer des systèmes de recherche d'information plus sophistiqués. Les moteurs de recherche Web comme Google et les sites de commerce électronique populaires tels qu'Amazon.com ont offert des systèmes plus simples d'utilisation (mais plus performants) capables de fournir des résultats de recherche classés par pertinence grâce à des requêtes probabilistes et vectorielles.

Avant la généralisation d'Internet, le catalogue en ligne était souvent le premier système de recherche d'information auquel les usagers des bibliothèques étaient confrontés. Désormais habitués aux moteurs de recherche Web, les nouvelles générations d'usagers des bibliothèques sont de plus en plus insatisfaites des mécanismes de recherche complexes (et souvent obscurs) des anciens systèmes de catalogues en ligne.

Cela a, à son tour, conduit à des critiques véhémentes de ces systèmes au sein même de la communauté des bibliothèques, et au développement de catalogues plus récents (souvent appelés catalogues de « nouvelle génération »)[3].

Catalogues de nouvelle génération

Les OPAC ont tendance à être remplacés par des outils de découverte depuis les années 2010 au sein des bibliothèques universitaires, ces derniers permettant l'accès unifié à toutes les ressources de l'établissement, y compris celles qui ne sont pas directement gérées par le SIGB (ressources électroniques, bibliothèque numérique)[4].

Les systèmes de catalogage de bibliothèques de nouvelle génération, généralement appelés outils de découverte, se distinguent des anciens catalogues en ligne (OPAC) par l'utilisation de technologies de recherche plus sophistiquées, telles que le classement par pertinence et la recherche à facettes, ainsi que par des fonctionnalités favorisant une plus grande interaction et participation des utilisateurs, notamment les tags. Ces nouvelles fonctionnalités reposent fortement sur des métadonnées existantes qui peuvent être lacunaires ou incohérentes, en particulier pour les notices anciennes.

Les plateformes de catalogage de nouvelle génération peuvent être indépendantes du système intégré de gestion de bibliothèque (SIGB) de l'établissement, en fournissant des pilotes permettant la synchronisation des données entre les deux systèmes. Alors que les premières interfaces de catalogues en ligne étaient presque exclusivement développées par les fournisseurs de SIGB, les bibliothèques se tournent de plus en plus vers les catalogues de nouvelle génération conçus par des entreprises spécialisées dans la recherche et des projets de logiciels libres, souvent pilotés par les bibliothèques elles-mêmes[5],[6].

Notes et références

  1. « Online Public Access Catalog | Glossaire CRFCB », (consulté le )
  2. (en) Christine L. Borgman, « Why Are Online Catalogs Still Hard to Use? », Journal of the American Society for Information Science, vol. 47, no 7, , p. 493–503 (ISSN 0002-8231, lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Kristen Antelman, Emily Lynema et Andrew K. Pace, « Toward a Twenty-First Century Catalog », Information Technology and Libraries, vol. 25, no 3, , p. 128–139 (ISSN 2163-5226, DOI 10.6017/ital.v25i3.3342, lire en ligne, consulté le )
  4. Élise Chapoy et Joris Paillaré, « Donner accès à l’information : de l’OPAC aux outils de découverte », dans Bibliothèques universitaires : nouveaux horizons, Éditions du Cercle de la Librairie, , 221–231 p. (ISBN 978-2-7654-1469-8, lire en ligne)
  5. Marshall Breeding, « Open Source Library Automation », Library Technology Reports, vol. 44, no 8, , p. 5–10 (lire en ligne)
  6. Joachim Ganseman, Refactoring a library’s legacy catalog: a case study, New York, IAML/IMS Congress, (lire en ligne)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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