PALM (processeur)
Le processeur PALM a été introduit par IBM en 1975, en même temps que le lancement de l'ordinateur portable IBM 5100. Son nom est un acronyme signifiant Program All Logic in Microcode (ou parfois Put All Logic in Microcode).
Présentation
Contrairement aux microprocesseurs modernes qui regroupent tous les composants sur une seule puce de silicium, le PALM était conçu sous la forme d'un circuit imprimé complet.
Le processeur PALM se présentait sous la forme d'une carte électronique intégrant plusieurs composants distincts, dont 13 réseaux de portes bipolaires (boîtiers métalliques carrés) et des circuits intégrés de type TTL (Transistor-Transistor Logic).
Ses principales spécifications sont les suivantes :
- 16 bits, avec l'utilisation de deux bits supplémentaires dédiés au contrôle de parité.
- Le PALM était capable d'adresser directement 64 Ko (kilooctets) de mémoire. Pour contourner cette limite et étendre l'espace d'adressage, l'architecture s'appuyait sur une technique de commutation de banques (bank switching).
La particularité du PALM résidait dans son utilisation de la microprogrammation pour exécuter des émulateurs.
La stratégie d'IBM consistait à permettre à des ordinateurs compacts et relativement abordables d'exécuter des logiciels initialement développés pour des ordinateurs centraux (mainframes) beaucoup plus volumineux et coûteux, évitant ainsi de devoir réécrire entièrement les programmes.
Grâce à ce processeur, l'IBM 5100 pouvait émuler l'architecture des grands systèmes d'IBM.
Le PALM permettait notamment d'exécuter un émulateur du System/360 pour faire fonctionner le langage APL, ainsi qu'une émulation du System/3 pour faire tourner le langage BASIC.
Notes et références
Liens externes
- Informations sur l'IBM 5110, notamment sur la conception du processeur PALM
- à propos des différentes implémentations de microcode
- Daves Old Computers : cette page contient un lien vers une image de la carte de circuit imprimé de l’IBM PALM ainsi que de nombreuses photos de l’IBM 5100. Le manuel d’informations de maintenance, accessible via le lien en bas de page, comprend une annexe décrivant le microcode.
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